Ados : l’argent de poche est-il un dû ?

Ce n’est pas simple, la vie de parent. Et celle de parents d’ados, encore moins.

On le sait, et on vous soutient.

Et la question de l’argent est souvent assez épineuse à cet âge-là. Matérialistes en diable, consuméristes fous, ingrats notoires, ces jeunes vous en feront voir de toutes les couleurs, n’en doutez pas. Car pour lui ou elle, dans sa tête, les choses sont très claires : c’est normal d’en recevoir. Limite, vous lui devez cet argent. Tous les autres jeunes en ont. Il en a besoin.

 

On ne peut pas nier qu’il y a une part de vérité la dedans. N’avoir AUCUN pouvoir d’achat pour un ado n’est pas idéal, et pourrait même être assez dévalorisant au yeux de ses amis. Voir le pousser à faire des trucs bizarres pour s’en procurer.

Même pour vous, il y a un côté pratique. Une fois que l’argent est donné, il cessera de vous prendre pour une cash machine. Car le fait de devoir vous demander systématiquement peut-être assez épuisant pour vous, et un peu humiliant pour lui.

Par contre si vous décidez de lui en donner, c’est à date fixe et pour un montant fixe. Et ensuite basta cosi, gracie mille.

 

Mais alors, combien donner ?

Si on l’écoute, votre ado en voudrait toujours plus. Même si souvent, vous avez la désagréable impression qu’il le mérite de moins en moins.

Cela dépend de vos moyens évidemment, mais surtout du degré d’autonomie que vous souhaitez lui laisser. Ce degré étant souvent conditionné par son âge : on n’a pas les mêmes besoins à 13 et 17 ans. Le mieux est de faire le point avec lui de ses besoins et capacités, et de juger en fonction.

Attention néanmoins : l’argent de poche ne saurait être un levier de sanction, pour causes de mauvais résultats scolaires par exemple. Ce n’est pas sain de conditionner votre relation à cela et cela pourrait vite devenir anxiogène.

 

Mais néanmoins, il y a quelques valeurs à lui inculquer.

Tout réside dans son rapport à l’argent.

S’il considère que c’est un dû, il se trompe.

S’il refuse de faire des petits jobs d’été ou quoi que ce soit de pénible, c’est qu’il n’a pas compris la notion de mérite.

S’il commence à faire pression pour être payé pour des tâches ménagères du quotidien, là aussi il fait fausse route.  Dans une maison, tout le monde met la main à la pâte. Le petit coup de main supplémentaire (repeindre un mur, laver la voiture, tondre la pelouse) peut éventuellement mériter un petit bakchich. Tout comme les dates exceptionnelles (anniversaire, Noël) ou les accomplissements (bac, CAP ou brevet) bien sûr.

 

Mais par pitié, ne lui faites pas croire que l’argent se gagne facilement.

Apprenez lui que cela se mérite, que c’est toujours le fruit d’un effort, de sa part ou du vôtre. Sinon, il va au devant de graves déconvenues dans sa vie d’adulte où hélas, personne ne lui en fera, de cadeaux. Mieux vaut qu’il se sente privé maintenant que dans vingt ans, assurément.

Bonne chance !

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