Ados : les influenceurs les influencent-ils vraiment ?

Et s’ils étaient moins stupides qu’on ne le pense ? 

 

Qui sont les influenceurs ?

Des jeunes gens charismatiques apparus avec les réseaux sociaux, dont la principale fonction est de faire rêver les autres jeunes. De les inspirer.

Votre ado a forcément quelques fétiches parmi eux.

Ils ont souvent un domaine de prédilection (voyage, mode, jeux vidéo, bouffe, bagnoles, hi-tech, etc…), à vrai dire tous les sujets qui sont régis par la tendance et la nouveauté.

Partout où les jeunes consommateurs ont besoin d’être guidés, ils sont là. Par exemple, il n’y a pas d’influenceur en béton ou en composants électroniques.

Ces jeunes très pointus font donc office pour nos ados de role models, d’exemples à suivre en termes de bon goût, et même de goûts, tout simplement.

 

Si on regarde bien, ce sont des jeunes un peu plus malins, pro actifs ou débrouillards que les autres qui s’imposent comme leaders d’opinions, pendant que les millions d’autres sont des suiveurs.

Leur puissance et leur notoriété se détermine au nombre de likes et d’abonnés sur leurs pages et leurs parutions. Tout ce système est parfaitement rodé.

Bien plus incarnés et réels que les mannequins des campagnes de pubs, les marques les adorent. Et les considèrent comme un nouveau vecteur de communication et de marketing absolument incontournables.

Plus un produit qui ne sorte sans être envoyé aux influenceurs divers (voir notre article sur l’unboxing qui relève de la même logique).

 

Et ce rapport aux marques, c’est à la fois leur salut et leur perte.

Leur salut, parce que c’est comme ça qu’ils vivent, certains très grassement d’ailleurs, rémunérés par ces firmes pour faire plus ou moins habilement la promotion de leurs produits.

Leur perte, parce que ce système de posts sponsorisés commence à être justement un peu trop systématique et surtout totalement grillé par nos jeunes. Trop de contenu sponsorisé tue l’influenceur, c’est logique.

Lui qui était justement apprécié pour sa faculté à choisir par lui-même, se retrouve contraint de faire la promotion de trucs qu’il n’aime pas vraiment, juste pour l’argent.

 

Par essence, il y a un souci.

Et nos jeunes, souvent plus lucides qu’ils n’en ont l’air concernant la société de consommation, de se lasser de ce cirque et de se détourner d’eux progressivement.

Plus exactement : ils semblent toujours les apprécier, pour ce qu’ils sont et dégagent, mais n’écoutent plus vraiment leurs recommandations qui ont trop perdu en sincérité.

Ils préfèrent du coup se tourner vers des micro-influenceurs, souvent des gens avec une communauté d’environ dix mille personnes et non d’un million, car ils sont encore dans ce qui fait l’essence de leur fonction : des passionnés, désireux de transmettre et de partager, et non de cyniques machines à cash.

Pour le moment.

Car comme disait l’autre : « Ne prenez jamais les gens pour des cons, mais n’oubliez jamais qu’ils le sont. »

 

Bonne chance !

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