Ado des villes, ado des champs

Mieux vaut l’ennui ou les ennuis ?

Attention: article humoristique avec des morceaux de vérité dedans.

Qui est gagnant : l’ado des villes ou l’ado des champs ?

De nos jours, pas mal de parents citadins semblent s’inquiéter de la santé mentale et physique de leur enfant. Il est vrai que dans cet environnement assez hostile que peut vite devenir « la grande ville », les dangers semblent multiples et variés pour leur progéniture : pollution, agressions, tentations…

Du coup, pas mal d’entre eux prétendent rêver de campagne et de nature pour l’épanouissement du gosse, souhaitant le voir évoluer dans « un milieu plus sain, plus simple ».

Pourquoi pas. Bon, à vrai dire, la plupart en rêvent très mollement, et assez peu franchissent le pas d’aller vraiment vivre à la cambrousse. Faute d’opportunités professionnelles valables, sans doute. Tout le monde n’a pas forcément envie d’aller faire pousser des navets bio ou de tenir une chambre d’hôte, non plus.

Quoiqu’il en soit, ceux qui vivent entourés par la nature se réjouissent probablement chaque jour de voir le gamin faire du vélo dans les champs, chahuter dans le jardin ou se baigner nu dans la rivière (bon ça, faut voir.)

Mais le temps passe. Et ces enfants grandissent.

Une fois devenus adolescents, ce choix de la ruralité est-il toujours judicieux?

Les problématiques engendrées par l’adolescence sont multiples, et complexes. En clair, les ados de la campagne sont-ils plus épanouis que ceux des villes? Quels sont les désavantages et les avantages à élever un jeune campagnard plutôt qu’un jeune citadin?

Déjà en terme de sécurité, ça se discute.

Certes, l’ado des villes est confronté bien tôt à l’enfer de la jungle urbaine : il croisera très vite marginaux, cailleras, toxicomanes et autres énergumènes farfelus aux milieux desquels on ne souhaite pas forcement voir son jeune grandir. D’un autre côté, on dirait que les émissions de faits divers dégueulasses à la télé se déroulent souvent à la campagne, quand même. Le problème là-bas, c’est qu’on a toujours un peu l’impression qu’il y a des pédophiles et des tueurs de joggeuses qui rôdent dans les bois. Et que tout le village va encore devoir organiser une grande battue dans la forêt, pour retrouver le petit Jonathan. A voir, donc.

Niveau ennui :

La hélas la campagne ne peut hélas pas rivaliser. C’est quand même très calme, comme on dit. Les jeunes s’ennuient ferme là-bas (sans jeu de mot), c’est la triste vérité. Peu de structures, peu de propositions, un ennui lourd et latent règne en maître sur leur jeune existence et les assomme. Du coup, les conneries arrivent beaucoup plus vite, l’ennui aidant. C’est un peu logique : au bout du onze millième tour du terrain de foot en scooter, on aurait tous envie d’un peu de changement. On remarque donc une vraie précocité dans la débauche chez les ados ruraux, aussi bien en terme de sexe que d’alcool ou de stups. Pas idéal.

Enfin, la santé et la composition physique des jeunes de la campagne est-elle vraiment meilleure que celle de ceux des villes?  A voir. Cela dépend aussi probablement de la personnalité du teen : on trouve des geeks à la cambrousse et des sportifs en centre-ville.

 

Au niveau culturel, il n’y pas photo non plus.

Mais bon ça… Ce n’est pas comme si votre ado courrait frénétiquement d’expos en théâtres, non plus, en ville, on ne va pas se mentir.

Mais à noter qu’avec internet et les réseaux sociaux, le fossé culturel s’est considérablement réduit en terme entre les jeunes des villes et des campagnes. En gros, ils font tous les cons sur Snapchat pendant toute la journée, de Paris à Triffouillis.

Et bah bravo

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