Parent 1 – charge mentale 0

Ce mois-ci, pour bien préparer la rentrée, nous avons interrogé notre psychologue préférée Laurence Peltier qui nous partage ici ses conseils. Place à l’experte.

La rentrée : temps fort pour la charge mentale

Les vacances libèrent du temps de travail pour les parents comme pour les enfants au profit de temps libres, de retrouvailles, de découvertes, de partages en famille.

Avec la rentrée, la baisse de lumière et de chaleur, le rythme du quotidien va reprendre, et il faudra pour chacun jongler d’une part avec les impératifs du quotidien, qui donnent souvent le sentiment d’un rythme où les journées s’enchainent, et gérer d’autre part la pression de « faire bien », de réussir.

A ce quotidien s’ajoute, dans ces premières semaines, le lancement de « l’année » :

– la sphère du scolaire : matériel, inscription à la cantine, à l’étude…

– la sphère des activités périscolaires : le choix, le lieu, le prix

– la sphère de la « maison » : mode de garde et logistique

– la sphère de la santé : rendez-vous chez le médecin, l’orthodontiste….

– la sphère sociale : revoir (enfin !) les amis, la famille…

La charge mentale, c’est ça : la gestion de l’ensemble de ces tâches, leur organisation, leur planification, leur réalisation… et la gestion éducative afin que tout roule dans la maison de façon fluide pour assurer un quotidien agréable et constructif pour chacun.

 

Comment la gérer ?

Au cabinet, je constate souvent en septembre, que cette perspective génère « une déprime de rentrée » chez les parents, comme chez les jeunes, liée au sentiment de « recommencer », de « rentrer dans un tunnel ».

Heureusement, il existe des solutions pour y faire face et aborder la rentrée de façon plus positive.

 

Il y a deux astuces simples pour faciliter la rentrée, certains parents d’enfants les connaissent et les pratiquent déjà :

– Faire deux listes des choses à faire : la « To-do indispensable » et « l’autre »

– Anticiper et commencer dès juillet à cocher des tâches : pré-choix des activités, de la nounou, des rendez-vous médicaux…

 

Les parents d’adolescents possèdent quatre outils supplémentaires qui sont également des moyens éducatifs :

Confier au jeune le choix de son activité périscolaire pour l’année à venir

Confier au jeune la mission de planifier des « temps libres » sur sa semaine pour éviter la surcharge mentale des enfants et des ados : trop de pression à l’école, trop d’activités hors de l’école, trop d’attention à maintenir une ambiance dans une famille « à tension ». Le temps libre permet de se poser, de diminuer la tension corporelle. Vous pourrez lui proposer de temps à autre de passer un temps avec elle ou lui sur ce moment libre.

Responsabiliser chacun en répartissant les tâches à la maison (par exemple, ranger sa chambre, le linge, mettre la table, garder sa sœur ou l’accompagner à la danse…) et en faisant un planning pour fixer tout ça.

Augmenter progressivement l’indépendance des jeunes avec la possibilité de gérer un petit budget (l’argent de poche ; l’argent des courses, du goûter, des fournitures), d’effectuer seul de nouveaux trajets… Leur donner plus d’autonomie, de façon encadrée et sûre.

Ces derniers points doivent être le fruit d’un échange parents-enfants, valorisant et bénéfique. Cet échange permet à l’adolescent d’oser et d’apprendre à exprimer son avis, de définir ses préférences, sa personnalité. Cela va également lui apprendre à intégrer des contraintes, des frustrations. Bref, il va développer son autonomie tout en se sentant appartenir à un groupe/famille qui lui fait confiance.

 

Repartir chaque année sur de bonnes bases

Il est important d’avoir cet échange avec son enfant chaque année : c’est la nouveauté de chaque année qui va continuer à enrichir l’excitation de la rentrée, de retrouver les copains, de se sentir grandir, de se fixer des nouvelles envies, de nouvelles perspectives…

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