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Les 5 mauvais réflexes qui nous empêchent de (bien) épargner

6 novembre 2020
par Caroline Menager
 Caroline Menager
cochon tirelire de toy story avec de l'argent partout et qui est content

S’il est important d’apprendre aux enfants à manier de l’argent, il est tout aussi crucial de bien le gérer à l’âge adulte. Contrairement aux ados, pas besoin de convaincre les parents de l’intérêt de mettre de côté : nous sommes unanimes sur ce point. Pour autant, vous êtes nombreux à avouer mal le faire, pas assez, ou pas du tout ! Et les raisons invoquées sont souvent les mêmes :

1. Je n’ai pas le temps

Entre mon boulot, les activités sportives des enfants, les courses à faire, le passage du plombier et la visite de mes beaux-parents, je n’ai juste pas le temps. C’est de loin le prétexte le plus fréquent pour laisser dormir votre argent sur un compte qui ne rapporte rien ou presque. Et vous n’êtes pas seul(e). Si l’on combine les dépôts sur comptes courants (sans rendement), avec ceux des comptes sur livrets bancaires (qui versent du 0,10% !) et ceux des Livrets A (0,50%), il y en a pour plus de 1000 milliards d’euros. Auxquels nous avons ajouté 80 milliards d’euros, rien que durant le confinement. C’est beaucoup.

Mais c’est en partie normal : il vaut mieux garder un peu d’argent à disposition pour faire face à un coup dur. C’est la poche qu’on appelle “l’épargne de précaution” — souvent l’équivalent de 3 à 6 mois de revenus, selon votre situation familiale. Malheureusement, une fois cette épargne constituée, rares sont ceux qui font l’effort d’aller plus loin… par manque de temps.

Or, si l’on vous disait qu’en consacrant quelques minutes tous les mois à une certaine activité qui vous fait gagner de l’argent à coup sûr, et potentiellement beaucoup, vous le feriez. Alors pourquoi ne pas le faire, à minima pour éviter d’en perdre ?

C’est dommage car l’épargne, contrairement par exemple au jardinage est l’un des rares domaines dans lequel il suffit de s’y mettre. Vous semez les graines (le dépôt initial), réglez l’arrosage automatique (un virement automatique éventuellement) et ça pousse tout seul. Pas besoin de tondre, de retailler, de replanter… c’est littéralement l’activité qui a le meilleur rapport effort / rendement. On peut évidemment s’en occuper plus souvent. Mais si vous êtes très occupé(e) ça marche tout de même.

2. C’est trop risqué

Vous pensez peut-être qu’épargner signifie tout miser sur les actions d’une seule entreprise (ce qui s’apparente plutôt à du casino).

Mais épargner ne veut pas dire mettre tous ses oeufs dans le même panier. Épargner c’est un peu comme se constituer une cave à vin. On souhaite avoir des vins pour consommation immédiate. Ce vin de table agréable est l’équivalent de notre épargne de précaution, toujours accessible, jamais placée sur des supports risqués, même s’il ne rapporte pas grand chose. Cette partie de notre cave doit littéralement être liquide ! Mais pas grand intérêt à n’avoir que ce seul vin en cave.

Mieux vaut le combiner avec des vins de garde. Évidemment, en sélectionnant des blancs et des rouges, mais aussi quelques bouteilles de champagne et un peu de rosé. On va chercher des valeurs sûres (crus bordelais, grands vins de bourgogne, Côte Rôtie) mais aussi des quilles plus originales, comme des vins Corses, et — ne soyons pas trop chauvins — des vins italiens, quelques portos et pourquoi pas des vins du “nouveau monde”. En termes financiers, cela se traduit par la constitution d’un portefeuille de placements diversifiés. Actions, obligations, un peu d’immobilier et, pourquoi pas, un peu d’or. Qu’on ira chercher en Europe, mais aussi aux Etats-Unis et en Asie.

Sur le long terme, nous risquons de tomber sur quelques bouteilles bouchonnées, ou madérisées (le risque), mais dans l’ensemble, notre cave deviendra plus prestigieuse avec chaque année qui passe, et quelques uns de nos vins achetés en primeur et très jeunes deviendront de grands, voir de très grands vins. Vous aurez compris ce que cela donne en termes financiers !

En résumé, la clé réside dans la diversité que nous donnons à notre épargne.


3. Ce n’est pas pour moi, je n’y comprends rien

C’est vrai que le système éducatif français ne nous a pas équipé pour gérer sereinement notre argent. Nous pouvons nous retrouver démuni devant le jargon de nos chers banquiers et amis assureurs.

Si vous voulez vous mettre au niveau, la bonne nouvelle est que de nombreuses néo-banques et fintechs mettent gratuitement à disposition beaucoup d’informations en ligne, sous des formats digestes. Vous pourriez faire pire que de consulter le blog The Interest par exemple.

Par ailleurs, des pros sont là pour vous faciliter la tâche. Si vous ne connaissez pas la différence entre une obligation et une action, si les abréviations CAC40, ETF et UCITS vous donnent le tourni, sachez que des produits d’épargne simples ont été packagés pour vous. Il est ainsi possible de bénéficier d’une grande diversité d’actifs via des fonds (l’équivalent d’un bouquet télé, où les chaînes sont des obligations, des actions, de l’immobilier etc). Pour revenir à notre comparaison oenologique, c’est comme si les meilleurs sommeliers avaient constitué des collections de vins, selon votre goût, vos préférences et votre budget.

4. À quoi bon ? Ça ne rapporte plus rien !

Les taux d’intérêts sont effectivement nuls aujourd’hui (pire, sans vouloir donner de cours de macro-économie, ils sont même négatifs en Europe). Mais cela ne veut pas dire que l’épargne ne peut plus rien rapporter. Tout est une question de couple risque / rendement. Plus vous prenez de risques, plus votre rendement espéré sera élevé.

OK, vous n’êtes pas le loup de Wall Street. Mais en prenant des risques mesurés avec votre épargne longue, vous pouvez viser une rendement annuel de quelques pourcents, disons 4%. Et si cela vous paraît faible, laissez opérer la magie des intérêts composés, par laquelle les intérêts reçus les années précédentes vont eux-mêmes générer des intérêts. À 4% l’an, votre mise de départ doublera non pas en 25 ans (25 x 4 = 100), mais en 18 ans seulement, à condition de ne pas toucher aux intérêts et les faire travailler pour vous.

5. J’ai la phobie administrative

OK, nous y sommes. La paperasse et vous, ça fait trois. Toute enveloppe à fenêtre vous fait trembler, les contrats à parapher en 3 copies originales vous coupent l’appétit et les clauses écrites en taille 6 avec des renvois en bas de page vous donnent la migraine.

Nous aussi ! Et nous avons trouvé Cashbee, une appli gratuite, qui vous permet de connecter votre compte courant (à 0%) à un nouveau compte en votre nom, dans une banque française, qui a pour atout majeur de verser des intérêts. Une fois enregistré, vous pourrez mettre au travail votre argent qui dort, d’un simple mouvement de pouce sur votre smartphone, de façon sécurisée. Ah oui… l’appli est gratuite !

Si l’ensemble des arguments qui précèdent ne vous ont toujours pas convaincu, n’oubliez pas qu’il est important de donner le bon exemple à nos ados, pour les préparer au mieux aux joies et aux peines de l’âge adulte. Si vous ne voulez pas épargner pour vous-mêmes, faites le pour eux !